Baldwin, Styron et moi

27 — 30 septembre 2021

Visuel Styron

Photo: Hamza Abouelouafaa

Baldwin, Styron et moi

Lecture-spectacle coproduite par le Théâtre de Quat’Sous et le Festival international de la littérature

Mélikah Abdelmoumen explore l’amitié profonde qui lia William Styron et James Baldwin. Le premier, un Blanc descendant de propriétaires d’esclaves, surtout connu pour son roman Le choix de Sophie. Le second, un Noir descendant d’esclaves, célèbre pour ses prises de parole et œuvres antiracistes. C’est lors d’une soirée de 1961, alors qu’il logeait dans la maison d’invités de Styron au Connecticut, que Baldwin aurait convaincu ce dernier d’écrire au « je » le récit de la révolte d’esclaves menée par Nat Turner en 1831 dans le Sud des États-Unis. Un défi que Styron releva en publiant Les Confessions de Nat Turner, prix Pulitzer 1968. Les Confessions lui valut aussi d’être accusé d’appropriation culturelle, notamment dans un ouvrage écrit par dix écrivains afro-américains. Soixante ans plus tard, on en trouve des échos dans notre propre actualité.

L’autrice québécoise Mélikah Abdelmoumen, Saguenéenne par sa mère et Tunisienne par son père, part à la rencontre de ces deux célèbres auteurs américains du XXe siècle. Sans le savoir, ils auront jeté les bases de tout le débat entourant les brûlantes questions de l’appropriation culturelle et de la liberté de l’écrivain.

« James Baldwin a dit des tas de choses fabuleuses sur la lecture et la littérature, mais celle qui m’a le plus marquée est son affirmation selon laquelle on peut passer des années à croire qu’on vit une peine sans précédent dans l’histoire de l’humanité, à se rouler dans cette douleur, à croire qu’on va en mourir… jusqu’au jour où l’on ouvre un livre et où, soudain, on cesse d’être seul. » — Mélikah Abdelmoumen

Texte inspiré de l’article de Mélikah Abdelmoumen dans la revue Spirale (numéro 268, printemps 2019) sous la direction de Daoud Najm et Eftihia Mihelakis

Équipe

Assistance à la mise en lecture et régie

Félix-Antoine Gauthier

Idée originale et soutien à la création

Marie-Hélène Panisset

Idéation et conception

Le collectif B&S

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